Un peu de ce qui se passe dans ma tête. quand je marche à 4kmh…

  • Un petit samedi

    Aujourd’hui, c’était ma première journée de congé sans déplacement depuis que je suis parti. Comme à l’habitude, je commence à me réveiller vers 6:00 en même temps que le soleil Je procrastine un peu mon lever parce que ça me tente pas trop de forcer pour ranger le lit. Mais j’ai un projet pour ça. Un autre.

    Vers 6:30, je me lève et je lève le lit au plafond. En début de semaine, on gelait le matin. Il fallait que j’active le chauffage au moins 30 minutes avant de me sortir du lit. Ça s’est amélioré graduellement durant la semaine. Ce matin, pas besoin de chauffage ni de tuque pour déjeuner. Parlant de déjeuner, mon gruau m’attendait dans la glacière. L’été dernier, habituellement, je me faisais cuire des oeufs. Mais le matin, en van, faire des oeufs avec des toasts, c’est long et ça consomme de l’électricité. Maintenant, avec le gruau, que je prépare la veille et que je mange froid, c’est tellement moins long et tellement apprécié. Si tu te le demandes, dans mon gruau, je mets: du gruau, des graines de chia, des raisins secs, des canneberges, des dattes, des amandes tranchées, du lait d’amande et le matin, je rajoute une banane.

    Après le déjeuner, j’ai fait ma vaisselle (bol, cuillère et couteau). J’ai brossé mes dents. Et je suis parti vers la ville pour deux tâches : laver mes vêtements et faire l’épicerie.

    La laverie était très propre et toute équipée en Speed Queen. Parfait pour mes vêtements. Comme il y avait une cuve et une grosse poubelle, j’en ai profité pour vider mon eau grise de lavabo, remplir mes 2 bacs d’eau clair et jeter mes 2 petits sacs poubelle. En une heure, mon lavage était lavé, séché, plié et rangé.

    Direction Aldi pour l’épicerie. J’ai eu un peu de mal à trouver la place. Google ne m’emmenait pas au bon endroit. Mais bon, j’ai trouvé l’endroit et j’y ai trouvé tout ce que je cherchais. Fidèle à moi-même, pour l’épicerie, je garde ça simple et j’achète toujours la même chose pour manger pas mal toujours les mêmes repas. Variés en nutriments mais répétitifs d’une journée à l’autre.

    La ville de Culpeper a une population de 21 000 habitants. Mais comme c’est souvent l’impression que j’ai, ici, ils profitent de l’espace. Les boulevards sont larges, les autoroutes ont souvent 3 voies. Les entrées et sorties d’autoroute sont longues. Les stations service sont vastes. Et il n’y a pas des feux de circulation qui n’en finissent plus à tous les coins de rue.

    Mes tâches de la matinée étant terminées, j’étais prêt à retourner à mon spot sur le bord de l’eau et près de la montage à randonner dimanche. J’ai pris un chemin un peu plus long, différent de l’aller, question de voir du paysage et de laisser le temps à ma batterie de se recharger un peu plus.

    Dans mes bagages, j’avais apporté du filage électrique et quelques outils parce que je savais que j’allais avoir à reconnecter mon antenne Starlink sur le 12 volts. C’est aujourd’hui que ça s’est fait.

    Pour le dîner, j’ai mangé ma deuxième découverte récente qui fait tellement mon affaire : yogourt grec nature sans gras avec petits fruits décongelés et granola. Aucune préparation si ce n’est que de mélanger les ingrédients. Comme dessert, pépites de chocolat et Tostitos. Toujours embêtant de savoir si la dernière bouchée sera du sucrée ou du salée.

    J’ai ensuite préparé une salade de pois chiches avec poivrons, tomates, concombres, feta et vinaigrette. Ce sera mes dîners pour quelques jours.

    Aussitôt terminé, je suis parti en vélo. Les rides de vélo, je les trouve sur Ride With GPS et je valide avec les cartes satellites et Google Street View pour être certain qu’il n’y aura pas ou peu de trafic. L’idéal, ce sont les chemins de gravelles. Ensuite, les routes sans lignes peinturées par terre. Ensuite les routes avec un bon accotement. Finalement, les routes avec des lignes peinturées mais sans accotements que j’essaie d’éviter.

    C’est très vaste ici. On dirait que chaque maison possède un ranch. Elles sont très éloignées les unes des autres. Plusieurs maisons ont des pancartes indiquant pour qui ils vont voter le 21 avril. C’est pas mal moitié moitié dans ceux qui s’affichent. Je suis au pied des Appalaches et le relief est très vallonneux. C’est très beau. Très peu de routes droites. Toujours de nouveaux paysages. Les maisons sont propres et bien entretenues. ¸Ça parait riche comme région. Bref, c’est un endroit parfait pour prendre des portraits avec mon nouveau kodak. Ça étire mes rides de vélo et ça meuble bien les journée.

    Au retour à la van, j’ai joué de la guitare en attendant d’avoir faim pour le souper. Je gratouille un peu de tout. De Mannish Boy de Muddy Watters au Bureau du médecin des Trois accords. Mais plus particulièrement aujourd’hui La monogamie de Malajube, Hurt de Nine Inch Nails et Jamais loin de Daniel Bélanger. Très très très satisfait de ma nouvelle guitare. Elle était vraiment faite pour moi en van.

    Pour le souper, ¸ça a été de la salade avec de morceaux de poulet. Quand je termine de souper, je prépare mon déjeuner du lendemain, je fais la vaisselle, je brosse mes dents et je lave le lavabo et le comptoir.

    Ce soir, je prends le temps d’écrire ceci avec une vidéoconférence avec ma blonde. Je vais me coucher pas trop tard pour me lever tôt et aller randonner sur la Old Rag Mountain.

  • Comment faire et défaire des plans

    À l’automne 2025, j’avais décidé qu’une partie de l’hiver 2026 allait se passer à la chaleur. En commençant par 4 semaines en Équateur. Suivi de 2 semaines au Québec et 3 en Floride. Quelque part dans tout ça, j’ai commencé à craindre le froid du mois d’avril qui m’empêcherait de retourner dans ma van. Je ne voulais pas revivre l’itinérance de novembre et décembre dernier où j’habitais chez ma mère et chez ma blonde.

    Fallait je m’organise un printemps intéressant. Un projet pour me tenir occupé. UTAH. Ça fait des années que je rêve de visiter le UTAH et les états au nord jusqu’au Canada. Je pourrais donc partir en van et rouler du Québec jusqu’au UTAH. Ensuite remonter jusqu’au BC visiter Mathieu. Et finalement revenir au Québec pour l’été. Wow! Méga-plan!

    J’ai commencé à évaluer la distance, le temps requis, le fait que je dois travailler à temps plein. Auxquels s’ajoute la logistique au jour le jour pour trouver des endroits pour dormir, travailler, faire le plein de nourriture, etc. Sans oublier qu’en plus de travailler, rouler et dormir, je veux bouger, marcher, faire du vélo. En fait, c’est plutôt ça mon objectif, profiter de la nature en faisant des activités comme la marche, la randonnée ou le vélo. Bref, le feu du méga-plan commençait à perdre de son intensité.

    Il y avait aussi le côté légal de la chose qui m’a refroidit un peu. Le droit de séjour aux États-Unis sans s’enregistrer est limité en termes de journées. Après quelques recherches, la procédure d’enregistrement ne m’a pas semblé clair. Mes assurances aussi m’assurent pour une période limitée. Il reste une petite braise.

    Finalement, les politiques extérieures et intérieures des États-Unis ne me donnent pas vraiment l’envie de faire des efforts et de me conformer à leur réglementation. Le méga-plan n’est plus.

    J’ai décidé d’y aller plus conservateur et de partir pour 4 semaines. Pourquoi 4 semaines? Parce que la vie étant ce qu’elle est, imprévisible, Maxémil doit se rendre de Québec à Granby la première fin de semaine de mai. Je trouvais important d’être présent pour donner un coup de main, le voyager et l’aider à s’installer dans son logement temporaire pour son nouvel emploi au zoo.

    Donc j’en suis là. Partir maximum 4 semaines en van. Là où il fera suffisamment chaud pour vivre dans la van sans tout barricader pour conserver la chaleur. Il me fallait donc descendre vers le sud. Mais jusqu’où? J’ai pensé utiliser le calendrier des courses de vélo et voir à quelle date commençait les premières compétitions par état. C’est là que j’ai statué sur la Virginie comme point le plus au sud du périple.

    Devant la liste des événements cyclistes, je me suis dit que je pourrais aussi participer à quelques uns de ces événements. J’étais bien motivé. Faire du vélo, rencontrer des gens, vivre l’atmosphère. 80$ USD l’événement en moyenne. Oups! J’ai une autre idée. Je pourrais participer comme bénévole. Je m’inscris pour un premier événement en Pennsylvanie qui aura lieu le 8e jour du périple. Quel beau plan!

    La semaine avant mon départ, je passe quelques jours à Québec et je donne un coup de main à Eliot pour son étude en psychologie. Je crois avoir fait une différence dans son organisation et dans son apprentissage. Il m’informe qu’il aura d’autres examens à la fin de mois d’avril. Ouain,. Ce serait peut-être bien si je pouvais lui donner un coup de main à nouveau. Je lui propose qu’on fasse ça en vidéoconférence. Mais je me dis que ce serait mieux si j’étais là en personne. L’idée de partir 3 semaines au lieu de 4 s’installe dans ma tête.

    Alors voilà comment j’ai planifié mon printemps, ou plutôt mon moi d’avril 2026, ou plutôt mes 3 premières semaines d’avril 2026.