À l’automne 2025, j’avais décidé qu’une partie de l’hiver 2026 allait se passer à la chaleur. En commençant par 4 semaines en Équateur. Suivi de 2 semaines au Québec et 3 en Floride. Quelque part dans tout ça, j’ai commencé à craindre le froid du mois d’avril qui m’empêcherait de retourner dans ma van. Je ne voulais pas revivre l’itinérance de novembre et décembre dernier où j’habitais chez ma mère et chez ma blonde.
Fallait je m’organise un printemps intéressant. Un projet pour me tenir occupé. UTAH. Ça fait des années que je rêve de visiter le UTAH et les états au nord jusqu’au Canada. Je pourrais donc partir en van et rouler du Québec jusqu’au UTAH. Ensuite remonter jusqu’au BC visiter Mathieu. Et finalement revenir au Québec pour l’été. Wow! Méga-plan!
J’ai commencé à évaluer la distance, le temps requis, le fait que je dois travailler à temps plein. Auxquels s’ajoute la logistique au jour le jour pour trouver des endroits pour dormir, travailler, faire le plein de nourriture, etc. Sans oublier qu’en plus de travailler, rouler et dormir, je veux bouger, marcher, faire du vélo. En fait, c’est plutôt ça mon objectif, profiter de la nature en faisant des activités comme la marche, la randonnée ou le vélo. Bref, le feu du méga-plan commençait à perdre de son intensité.
Il y avait aussi le côté légal de la chose qui m’a refroidit un peu. Le droit de séjour aux États-Unis sans s’enregistrer est limité en termes de journées. Après quelques recherches, la procédure d’enregistrement ne m’a pas semblé clair. Mes assurances aussi m’assurent pour une période limitée. Il reste une petite braise.
Finalement, les politiques extérieures et intérieures des États-Unis ne me donnent pas vraiment l’envie de faire des efforts et de me conformer à leur réglementation. Le méga-plan n’est plus.
J’ai décidé d’y aller plus conservateur et de partir pour 4 semaines. Pourquoi 4 semaines? Parce que la vie étant ce qu’elle est, imprévisible, Maxémil doit se rendre de Québec à Granby la première fin de semaine de mai. Je trouvais important d’être présent pour donner un coup de main, le voyager et l’aider à s’installer dans son logement temporaire pour son nouvel emploi au zoo.
Donc j’en suis là. Partir maximum 4 semaines en van. Là où il fera suffisamment chaud pour vivre dans la van sans tout barricader pour conserver la chaleur. Il me fallait donc descendre vers le sud. Mais jusqu’où? J’ai pensé utiliser le calendrier des courses de vélo et voir à quelle date commençait les premières compétitions par état. C’est là que j’ai statué sur la Virginie comme point le plus au sud du périple.
Devant la liste des événements cyclistes, je me suis dit que je pourrais aussi participer à quelques uns de ces événements. J’étais bien motivé. Faire du vélo, rencontrer des gens, vivre l’atmosphère. 80$ USD l’événement en moyenne. Oups! J’ai une autre idée. Je pourrais participer comme bénévole. Je m’inscris pour un premier événement en Pennsylvanie qui aura lieu le 8e jour du périple. Quel beau plan!
La semaine avant mon départ, je passe quelques jours à Québec et je donne un coup de main à Eliot pour son étude en psychologie. Je crois avoir fait une différence dans son organisation et dans son apprentissage. Il m’informe qu’il aura d’autres examens à la fin de mois d’avril. Ouain,. Ce serait peut-être bien si je pouvais lui donner un coup de main à nouveau. Je lui propose qu’on fasse ça en vidéoconférence. Mais je me dis que ce serait mieux si j’étais là en personne. L’idée de partir 3 semaines au lieu de 4 s’installe dans ma tête.
Alors voilà comment j’ai planifié mon printemps, ou plutôt mon moi d’avril 2026, ou plutôt mes 3 premières semaines d’avril 2026.
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